Le cadre
Fitness Intégral
Gagner en puissance sans perdre en conscience.
On peut devenir plus fort, plus discipliné, plus efficace. Apprendre à bien dormir, à courir cinq kilomètres en vingt minutes, à tenir une entreprise sous pression. Et continuer à répéter les mêmes conflits, à fuir ce qu'on ressent, à poursuivre des objectifs qu'on n'a jamais vraiment choisis.
J'appelle « Fitness Intégral » le travail qui consiste à développer ses capacités sans laisser dans l'ombre ce qui les dirige. Le corps en fait partie. L'attention aussi. Nos relations, nos croyances, les systèmes dans lesquels on vit et auxquels on contribue.
Cela demande parfois de s'entraîner. Parfois de s'arrêter et de regarder pourquoi on a tant besoin de gagner. Une même personne peut être remarquablement capable dans un domaine et presque aveugle dans un autre. Je connais bien ce décalage.
Le mot fitness désigne une forme d'adaptation. Mais adapté à quoi ? On peut être parfaitement équipé pour réussir dans une société dont on désapprouve les effets. Mieux fonctionner ne suffit donc pas. Il faut aussi pouvoir examiner les règles du jeu, refuser certaines d'entre elles et participer à en inventer d'autres.
C'est la part évolutionnaire de ce projet. Développer une personne et transformer son milieu ne sont pas deux ambitions séparées. Ce que je deviens change ma manière d'agir sur le monde. Et le monde que nous fabriquons détermine ce qu'il nous sera possible de devenir.
Je ne cherche pas une version achevée de l'être humain. Je cherche une pratique assez exigeante pour me rendre plus capable, et assez lucide pour me demander, régulièrement : capable de quoi, au service de quoi, et à quel prix ?
J'explore cette idée dans mes essais, et je la mets en pratique dans mon accompagnement.